Dominique Nicolas

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Indochine par Dominique - 1994

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1 Indochine par Dominique - 1994 le Sam 4 Sep - 16:19

Indochine
Ne pas suivre un courant


Le feeling dans une boîte à rythmes, des synthés torrides, des airs d'ailleurs en clin d'oeil au passé pour faire, au présent, une technologie sentimentale, Indochine est une île tropicale dans le paysage pop. Artisanal et futuriste, réfléchi et insaisissable, à l'image des quatre larrons : les jumeaux Nicola, le chanteur, et Stéphane aux claviers, Dimitri le saxo, et Dominik le compositeur, qui explique et raconte:

"Notre histoire commence avec Indochine, dans une période mouvante, fin 70, entre post-punk et new-romantisme... Comment définir les références musicales de quatre êtres épars tombés en osmose, par hasard? Stéphane fut très frappé par le concert des Clash, à Londres, Nicola par "Pierre et le loup" de Prokofiev, et Dimitri par "Breakinsg class" de Hazel O'Connors, grâce au saxophone fou qui jouait dans le morceau.

Quant à moi, j'ai longtemps échappé à toutes ces pamoisons : j'ai subi la musique à la radio, entre Chic et Pink Floyd. C'est au Gibus Club que j'ai découvert le punk. Ce ne fut pas seulement un déclic musical, viscéral, limpide : on pouvait jouer d'un instrument avec deux doigts!

Des cours de théorie m'ayant lassé très vite, j'ai acheté un petit synthétiseur et une boîte à rythmes, et quatre mois plus tard, composé cette chanson "L'aventurier", qui n'avait pas encore de texte.

Six mois après Indochine se formait

J'avais croisé Nicola, chanteur de groupe en groupe. Il a écouté les mélodies, et écrit, tout de suite, des textes collant étroitement. Nicola avait connu Stéphane depuis le berceau, et rencontré Dimitri peu avant. Comme nous ne trouvions pas de batteur ni de bassiste, nous avons adopté la boîte à rythmes.

Notre premier concert au Rose Bonbon fut une course contre la montre : nous ne possédions que trois chansons, et nous devions en chanter dix. Nous nous étions fabriqué un look à base de vieilleries des puces, avec une tendance folklorique, et très vite ce fut le départ d'Indochine, comme un songe en accéléré...

Le succès nous a permis de devenir un groupe adulte. Individualistes lorsque nous répétons, perfectionnistes en studio, nous devenons idéalistes sur scène, grâce à la puissante chaleur des kids, notre public. Nous avions à peine vingt ans, leur âge, et le "concept" Indochine est directement issu d'une enfance qui ne finirait jamais, qui serait un pont entre les années 50 et l'avenir. Oublions la guerre d'Indochine pour garder les Shadows, et le rêve Shanghai : Hanoi, Tonkin.

Allons toujours à l'aventure, celle aussi où on défend des causes...

Nos conseils

La plus vieille recette, c'est encore la fraîcheur, la spontanéité, la sincérité. Ne pas se prendre pour un chercheur avide de professionnalisme, mais jouer, créer, pulser, sans devenir un forçat du travail...

Ne pas suivre un courant, à planifier, et à structurer. L'étincelle est ailleurs, en soi.

Rester droit. De plus en plus les artistes prennent parti, soutiennent des causes, des luttes. Gagner de l'argent dans ce métier n'est pas une fin en soi."


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L'admiration pour un artiste commence avant tout par du respect.
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